Registre RGPD des activités de traitement (Art. 30)
Registre des activités de traitement RGPD Art. 30. Obligatoire dès 250 salariés OU traitement à risque. Modèle CNIL conforme.
Le registre RGPD est-il obligatoire pour une entreprise de moins de 250 salariés ?
Oui, l'obligation de tenir un registre s'applique à tout organisme. La dérogation de l'article 30.5 RGPD pour les structures de moins de 250 salariés est seulement partielle : elle tombe dès qu'un traitement n'est pas occasionnel (paie, gestion clients, RH), comporte un risque pour les droits et les libertés des personnes concernées, ou porte sur des données sensibles au sens de l'article 9 (santé, opinions politiques, convictions religieuses ou philosophiques, appartenance syndicale, biométrie) ou sur des données relatives à des condamnations pénales et infractions (art. 10). En pratique, presque toutes les TPE/PME doivent tenir un registre, au moins pour leurs traitements courants.
Source : CNIL — Les registres RGPD (page officielle et modèle téléchargeable) · mise à jour 2026
À propos de ce formulaire
Le registre des activités de traitement est un document obligatoire imposé par l'article 30 du RGPD à tout organisme traitant des données personnelles. La dérogation prévue pour les structures de moins de 250 salariés (art. 30.5) ne s'applique pas aux traitements non occasionnels, à ceux comportant un risque pour les droits et les libertés des personnes concernées, ni à ceux portant sur des données sensibles au sens de l'article 9 (santé, opinions politiques, convictions religieuses ou philosophiques, appartenance syndicale, données biométriques, génétiques) ou sur des données relatives aux condamnations pénales et infractions (art. 10), ce qui rend le registre indispensable pour la quasi-totalité des entreprises. Il recense pour chaque traitement les finalités, les catégories de données et de personnes, les destinataires, les durées de conservation et les mesures de sécurité. La CNIL met à disposition un modèle de référence et peut en exiger la présentation immédiate lors d'un contrôle.
Exemple concret
Une association sportive de 30 salariés gère la paie de ses employés, un fichier d'adhérents et une liste de prospects achetée à un partenaire. Bien que sous le seuil de 250 salariés, le traitement de paie est régulier (non occasionnel) et le fichier RH contient potentiellement des données de santé (arrêts maladie) : l'association doit inscrire ces traitements au registre. Pour chacun, elle documente la finalité (gestion de la paie), les catégories de données (état civil, RIB, NIR, absences), les personnes concernées (salariés), les destinataires (URSSAF, organisme de prévoyance), la durée de conservation et les mesures de sécurité (accès restreint au service RH, chiffrement des sauvegardes). Sur la durée de conservation de la paie : les pièces justificatives de cotisations sont conservées 3 ans (prescription de droit commun URSSAF, art. L244-3 CSS) à 5 ans en cas de redressement ou fraude ; la prescription des créances salariales est de 3 ans (art. L3245-1 Code du travail) ; en pratique l'association conserve les bulletins de paie jusqu'à la liquidation des droits à la retraite du salarié, conformément aux recommandations CNIL pour permettre la preuve de carrière.
Comment remplir le formulaire
- Recenser tous les traitements : interrogez chaque service (RH, commercial, comptabilité, marketing, IT) pour lister les usages de données personnelles (paie, fichier clients, prospection, vidéosurveillance, gestion des candidatures).
- Qualifier votre rôle pour chaque traitement : responsable de traitement, sous-traitant, ou les deux ; cela détermine quel volet du registre (art. 30.1 ou art. 30.2) vous devez remplir.
- Documenter chaque fiche de traitement avec les mentions de l'article 30 : finalité, catégories de personnes et de données, destinataires, transferts hors UE, durée de conservation, mesures de sécurité techniques et organisationnelles.
- Repérer les traitements à risque ou sur données sensibles au sens de l'article 9 (santé, biométrie, opinions politiques, convictions religieuses ou philosophiques, appartenance syndicale) ou données relatives à des infractions (art. 10) : ils restent obligatoires même sous 250 salariés et peuvent nécessiter une analyse d'impact (AIPD).
- Tenir le registre à jour : datez chaque fiche, révisez-le à chaque nouveau traitement ou modification, et conservez-le par écrit, prêt à être présenté à la CNIL en cas de contrôle (art. 30.4).
Bon à savoir
- Le piège du seuil de 250 salariés : la dérogation est marginale. Dès qu'un traitement est régulier (paie, clients) ou touche des données sensibles au sens de l'article 9 RGPD, il doit figurer au registre, ce qui concerne quasiment toutes les organisations.
- Sanction lourde : jusqu'à 10 M€ ou 2 % du CA mondial total de l'exercice précédent (art. 83.4 RGPD). Le registre est souvent le premier document réclamé par la CNIL lors d'un contrôle — son absence signale d'emblée une non-conformité.
- N'oubliez pas le volet sous-traitant : si vous traitez des données pour le compte de clients (SaaS, prestation, hébergement), vous devez tenir un second registre distinct (art. 30.2) de celui de vos propres traitements en tant que responsable.
Questions fréquentes
Le registre RGPD est-il obligatoire pour une entreprise de moins de 250 salariés ?
Oui, l'obligation de tenir un registre s'applique à tout organisme. La dérogation de l'article 30.5 RGPD pour les structures de moins de 250 salariés est seulement partielle : elle tombe dès qu'un traitement n'est pas occasionnel (paie, gestion clients, RH), comporte un risque pour les droits et les libertés des personnes concernées, ou porte sur des données sensibles au sens de l'article 9 (santé, opinions politiques, convictions religieuses ou philosophiques, appartenance syndicale, biométrie) ou sur des données relatives à des condamnations pénales et infractions (art. 10). En pratique, presque toutes les TPE/PME doivent tenir un registre, au moins pour leurs traitements courants.
Que doit contenir le registre des activités de traitement (article 30) ?
Pour chaque traitement : le nom et les coordonnées du responsable (et du DPO le cas échéant), les finalités, les catégories de personnes concernées et de données traitées, les catégories de destinataires, les éventuels transferts hors UE, les durées de conservation prévues, et une description générale des mesures de sécurité techniques et organisationnelles. Le sous-traitant tient un registre distinct des traitements réalisés pour le compte de ses clients (art. 30.2).
Quelle est la sanction en cas d'absence de registre RGPD ?
Le manquement à l'article 30 relève du palier de sanction de l'article 83.4 : amende administrative pouvant atteindre 10 millions d'euros, ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial total de l'exercice précédent pour une entreprise, le montant le plus élevé étant retenu. La CNIL contrôle régulièrement la tenue du registre, souvent demandé en premier lors d'une vérification.
Quelle différence entre le registre du responsable de traitement et celui du sous-traitant ?
Le responsable de traitement (qui décide des finalités) recense les traitements effectués sous sa propre responsabilité (art. 30.1). Le sous-traitant (prestataire agissant pour le compte d'un client : hébergeur, éditeur SaaS, prestataire de paie) tient un registre des catégories d'activités réalisées pour chaque client (art. 30.2). Une même structure peut cumuler les deux rôles et doit alors tenir les deux volets séparément.
Existe-t-il un modèle de registre RGPD fourni par la CNIL ?
Oui. La CNIL met à disposition un modèle de registre (format tableur téléchargeable) destiné aux organismes dont les traitements sont peu nombreux et à faibles risques. Il couvre les mentions de l'article 30. Pour des traitements plus complexes ou sensibles, ce modèle doit être complété, et une analyse d'impact (AIPD) peut s'avérer nécessaire. Le modèle est accessible depuis la page CNIL dédiée aux registres RGPD.
Le registre RGPD doit-il être transmis à la CNIL ?
Non. Le registre est un document interne de pilotage de la conformité ; il n'est pas déposé ni transmis spontanément à la CNIL. En revanche, il doit être tenu à jour et présenté immédiatement sur demande lors d'un contrôle (art. 30.4). Il doit être conservé par écrit, y compris sous forme électronique.
Sources officielles
Mis à jour le 2026-06-27
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