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Engagement juridique

Attestation sur l'honneur de non-condamnation du dirigeant

Déclaration sur l'honneur du dirigeant attestant l'absence de condamnation pénale incompatible avec la direction d'une société (Art. L225-22 Code de commerce).

L'attestation de non-condamnation du dirigeant est-elle obligatoire pour créer une société ?

Oui. L'article L128-1 du Code de commerce impose à toute personne ayant le pouvoir de diriger, gérer ou engager la société (gérant de SARL/EURL, président et directeur général de SAS/SASU, etc.) de fournir une déclaration sur l'honneur de non-condamnation lors de l'immatriculation au RCS et au RNE. Sans cette pièce, le dossier déposé sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr) est incomplet et rejeté.

Source : Article L128-1 du Code de commerce (obligation déclaration non-condamnation) — Légifrance · mise à jour 2026

À propos de ce formulaire

La déclaration sur l'honneur de non-condamnation et de filiation est une pièce obligatoire de l'immatriculation d'une société au RCS et au Registre national des entreprises (RNE), exigée par l'article L128-1 du Code de commerce. Le dirigeant (gérant, président, directeur général) y atteste n'avoir fait l'objet d'aucune condamnation pénale ni sanction civile ou administrative lui interdisant de gérer, administrer ou diriger une personne morale. Elle indique aussi sa filiation (noms et prénoms des parents), qui permet au greffe de contrôler le bulletin n°2 du casier judiciaire. Une déclaration mensongère constitue en premier lieu le délit de fausse attestation destinée à l'administration, sanctionné par l'article 441-7 du Code pénal (1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende) ; la qualification de faux et usage de faux au sens de l'article 441-1 (3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende) peut également être retenue selon les circonstances.

Exemple concret

Léa Marchand crée la SAS « Marchand Conseil » en juin 2026 et dépose son dossier sur le guichet unique de l'INPI. Comme présidente, elle rédige sa déclaration sur papier libre : « Je soussignée Léa Marchand, née le 12 mars 1988 à Lyon (69), fille de Paul Marchand et de Sophie Berger, déclare sur l'honneur n'avoir fait l'objet d'aucune condamnation pénale ni sanction civile ou administrative de nature à m'interdire de gérer, administrer ou diriger une société. » Elle date du jour, signe, et téléverse le document scanné dans le formulaire numérique de création de société sur formalites.entreprises.gouv.fr. Le greffe demande ensuite son bulletin n°2 grâce à la filiation indiquée ; aucune condamnation n'apparaissant, l'immatriculation est validée et le Kbis émis.

Comment remplir le formulaire

  1. Identifier les personnes concernées : chaque dirigeant ou représentant légal ayant le pouvoir d'engager la société (gérant, président, directeur général, administrateur) doit produire sa propre déclaration individuelle.
  2. Rédiger le document sur papier libre en mentionnant nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse, et la filiation complète (noms et prénoms des deux parents). La fiche pratique F32027 de Service-Public Entreprendre détaille les mentions obligatoires.
  3. Insérer la formule d'attestation : déclarer sur l'honneur n'avoir fait l'objet d'aucune condamnation pénale ni sanction civile ou administrative interdisant de gérer, administrer ou diriger une personne morale.
  4. Dater du jour et signer manuscritement la déclaration ; une déclaration non datée ou non signée est rejetée par le greffe.
  5. Téléverser la déclaration scannée dans le formulaire numérique d'immatriculation sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), avec les statuts et les autres pièces justificatives.

Bon à savoir

  • Piège fréquent : oublier la filiation. Sans les noms des parents, la déclaration est jugée incomplète et le greffe ne peut pas demander le bulletin n°2 — l'immatriculation est suspendue.
  • Sanction réelle de premier rang : une fausse déclaration sur l'honneur adressée à l'administration est d'abord qualifiée sous l'article 441-7 CP (fausse attestation : 1 an + 15 000 €), et non sous le seul 441-1 (3 ans + 45 000 €) souvent cité ; ne jamais minimiser une condamnation antérieure emportant interdiction de gérer.
  • Datez la déclaration au plus près du dépôt : un document trop ancien peut être refusé. Une déclaration distincte est exigée pour chaque dirigeant, jamais une seule pour plusieurs.

Questions fréquentes

L'attestation de non-condamnation du dirigeant est-elle obligatoire pour créer une société ?

Oui. L'article L128-1 du Code de commerce impose à toute personne ayant le pouvoir de diriger, gérer ou engager la société (gérant de SARL/EURL, président et directeur général de SAS/SASU, etc.) de fournir une déclaration sur l'honneur de non-condamnation lors de l'immatriculation au RCS et au RNE. Sans cette pièce, le dossier déposé sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr) est incomplet et rejeté.

Existe-t-il un formulaire CERFA pour la déclaration de non-condamnation du dirigeant ?

Non, aucun CERFA n'est imposé : la déclaration se rédige sur papier libre. Son contenu est en revanche encadré (identité, filiation, attestation d'absence de condamnation, date, signature). La fiche pratique F32027 de Service-Public Entreprendre présente les mentions obligatoires et un modèle à compléter. Le formulaire 17108 « attestation de non-condamnation et de situation » existe pour certaines professions réglementées, mais ne remplace pas la déclaration RCS/RNE.

Que risque un dirigeant qui fait une fausse déclaration de non-condamnation ?

Une fausse déclaration sur l'honneur remise à l'administration engage en premier lieu le délit de fausse attestation prévu à l'article 441-7 du Code pénal : 1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. La qualification de faux et usage de faux (article 441-1 du Code pénal) peut s'y ajouter selon les circonstances, portant les peines à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. S'y ajoutent le rejet ou l'annulation de l'immatriculation et le risque d'une interdiction de gérer prononcée par le tribunal. Le greffe vérifie systématiquement via le bulletin n°2 du casier judiciaire.

Pourquoi faut-il indiquer le nom de mes parents (filiation) ?

La filiation (noms et prénoms du père et de la mère) est requise car elle permet d'identifier sans ambiguïté le dirigeant et de demander son bulletin n°2 du casier judiciaire à des fins de contrôle. Une déclaration sans filiation, ou avec une filiation erronée, est considérée comme incomplète et bloque l'immatriculation.

Quelles condamnations interdisent de diriger une société ?

Sont visées les condamnations pénales (vol, escroquerie, abus de biens sociaux, banqueroute, fraude fiscale, etc.) et les sanctions civiles ou administratives emportant interdiction de gérer, faillite personnelle ou interdiction d'exercer le commerce. Le dirigeant doit attester n'en faire l'objet d'aucune ; une simple contravention sans peine complémentaire d'interdiction n'empêche pas la gestion.

La déclaration de non-condamnation doit-elle être renouvelée ou actualisée ?

Elle est fournie une fois à l'immatriculation, puis lors de la nomination d'un nouveau dirigeant ou d'un changement de représentant légal (modification au RCS). Aucune actualisation périodique n'est exigée tant que le dirigeant reste en fonction, mais le document doit être daté au plus près du dépôt du dossier pour être accepté par le greffe.

Mis à jour le 2026-06-27

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