Ordonnance médicale — Modèle conforme HAS
Modèle d'ordonnance médicale conforme HAS et CSP (R5121-91). Mentions obligatoires praticien, patient, prescription, signature.
Quelles sont les mentions obligatoires sur une ordonnance médicale conforme ?
L'article R5121-91 du Code de la santé publique impose les mentions suivantes : nom, prénom, qualité et adresse professionnelle du prescripteur, numéro RPPS à 11 chiffres, date de rédaction, identification du patient (nom, prénom, date de naissance, poids si nécessaire). La prescription doit indiquer la dénomination en DCI, la forme pharmaceutique, la posologie, la durée du traitement et la quantité prescrite. La signature manuscrite est indispensable. L'absence de l'une de ces mentions autorise l'officine à refuser la délivrance.
Source : Légifrance — Article R5121-91 du Code de la santé publique (mentions obligatoires ordonnance médicale) · mise à jour 2026
À propos de ce formulaire
L'ordonnance médicale est un acte juridique encadré par l'article R5121-91 du Code de la santé publique (CSP), qui fixe la liste des mentions obligatoires à porter sur toute prescription médicamenteuse. La Haute Autorité de Santé (HAS), dans ses recommandations de bonne pratique, a défini un modèle standardisé visant à sécuriser le parcours de soins et à prévenir les erreurs médicamenteuses. Depuis l'entrée en vigueur de la loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011 relative à la sécurité sanitaire du médicament, la prescription en Dénomination Commune Internationale (DCI) est obligatoire pour l'ensemble des médicaments substituables. Le numéro RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé) du praticien doit impérativement figurer sur le document, conformément aux dispositions conventionnelles de l'Assurance Maladie. Ce modèle conforme garantit la validité de la prescription auprès des officines pharmaceutiques et de l'Assurance Maladie, et protège le praticien contre tout contentieux disciplinaire ou pénal. Il s'applique aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes dans leur champ de compétence respectif.
Exemple concret
La Dre Sophie Marchand, médecin généraliste installée à Bordeaux (RPPS 10012345678), reçoit M. Antoine Bernard, 52 ans, 78 kg, pour une pneumonie communautaire confirmée. Elle rédige une ordonnance conforme HAS : amoxicilline 1 g (DCI), comprimé, 3 prises par jour pendant 7 jours, soit 2 boîtes de 12 comprimés. Prix total en officine : 7,84 €. Remboursement Sécurité Sociale à 65 % : 5,10 €. Reste à charge patient : 2,74 €. Grâce à la prescription en DCI, le pharmacien propose un générique à 5,20 € total, soit une économie de 2,64 € pour le patient. Le numéro RPPS imprimé sur l'ordonnance permet la télétransmission sans rejet, et le dossier de remboursement est traité en 5 jours ouvrés par la CPAM de Gironde.
Comment remplir le formulaire
- Renseigner les coordonnées complètes du praticien : nom, prénom, titre professionnel, adresse du cabinet, numéro de téléphone et numéro RPPS à 11 chiffres. Ce numéro est obligatoire pour la télétransmission SESAM-Vitale et doit figurer de façon lisible, imprimée ou tamponnée sur le document.
- Identifier le patient : inscrire nom, prénom et date de naissance. Pour les enfants de moins de 15 ans et pour tout médicament dont la posologie est ajustée au poids corporel (notamment les antibiotiques en pédiatrie), mentionner obligatoirement le poids et la taille du patient.
- Rédiger la prescription en DCI : inscrire la dénomination commune internationale du médicament, la forme pharmaceutique (comprimé, solution buvable, patch…), le dosage en milligrammes ou en unités internationales, et la posologie quotidienne précise (nombre de prises, intervalles, voie d'administration).
- Préciser la durée du traitement et la quantité totale à délivrer : indiquer le nombre de boîtes ou d'unités de façon claire. Pour les stupéfiants, écrire la quantité en toutes lettres. Mentionner si la prescription est renouvelable, le nombre de renouvellements autorisés et la fréquence de délivrance.
- Dater l'ordonnance du jour exact de la consultation et apposer la signature manuscrite dans l'espace prévu en bas du document. Vérifier l'absence de rature non légalisée. Pour les médicaments non substituables, ajouter la mention explicite 'Non substituable' avec un motif médical précis (allergie, forme galénique spécifique, terrain particulier).
Bon à savoir
- Omission du numéro RPPS : la pharmacie refusera la délivrance et toute télétransmission SESAM-Vitale sera rejetée automatiquement par la CPAM. Ce numéro à 11 chiffres, délivré lors de l'inscription au Conseil national de l'Ordre, doit être imprimé ou tamponné de façon lisible.
- Prescription hors DCI sans motif valable : la non-prescription en DCI constitue une infraction aux obligations conventionnelles et déontologiques issues de la loi n°2011-2012 et de l'article L5125-23 du CSP. Elle prive l'Assurance Maladie et le patient du bénéfice de la substitution générique.
- Falsification ou usage frauduleux d'une ordonnance : toute fausse ordonnance est passible de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (article 441-1 Code pénal) ; pour les stupéfiants, les peines montent à 5 ans et 375 000 € (article L5441-1 CSP). En cas de vol de carnet d'ordonnances ou de découverte d'une falsification, le praticien doit déposer plainte, informer la CPAM par écrit dans les…
Questions fréquentes
Quelles sont les mentions obligatoires sur une ordonnance médicale conforme ?
L'article R5121-91 du Code de la santé publique impose les mentions suivantes : nom, prénom, qualité et adresse professionnelle du prescripteur, numéro RPPS à 11 chiffres, date de rédaction, identification du patient (nom, prénom, date de naissance, poids si nécessaire). La prescription doit indiquer la dénomination en DCI, la forme pharmaceutique, la posologie, la durée du traitement et la quantité prescrite. La signature manuscrite est indispensable. L'absence de l'une de ces mentions autorise l'officine à refuser la délivrance.
Quelle est la durée de validité d'une ordonnance médicale en 2026 ?
Pour les médicaments soumis à prescription, l'article R5125-3 du CSP fixe la durée de validité à 3 mois à compter de la date de rédaction pour la première délivrance. Pour les maladies chroniques, le médecin peut prescrire jusqu'à 12 mois de traitement avec renouvellement mensuel ou trimestriel selon la pathologie. Les ordonnances de stupéfiants obéissent à des règles spécifiques : elles doivent être présentées à la pharmacie dans les 3 jours pour une prescription de 7 jours (articles R5132-30 et suivants du CSP).
La prescription en DCI est-elle vraiment obligatoire pour tous les médicaments ?
Oui, depuis la loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011, la prescription en DCI est obligatoire pour tous les médicaments pouvant faire l'objet d'une substitution par le pharmacien, conformément à l'article L5125-23 du CSP. Cette obligation vise à favoriser la délivrance de médicaments génériques et à réduire les dépenses de santé. Le pharmacien peut substituer la spécialité prescrite par un générique équivalent, sauf mention expresse « non substituable » accompagnée d'un motif médical dûment justifié.
Qu'est-ce qu'une ordonnance sécurisée et quand est-elle obligatoire ?
L'ordonnance sécurisée est un support d'impression réglementé comportant des éléments de sécurité intégrés (filigranes, numérotation unique, fond infalsifiable), défini par l'arrêté du 31 mars 1999 modifié. Elle est obligatoire pour la prescription de stupéfiants et substances analogues (morphine, fentanyl, etc.), conformément à l'article R5132-5 du CSP. Les quantités prescrites doivent être rédigées en toutes lettres. Le praticien commande ces ordonnances auprès d'imprimeurs agréés (homologués par les autorités compétentes, liste disponible auprès de l'ANSM) ou de son établissement de santé.
Un pharmacien peut-il refuser de délivrer un médicament sur une ordonnance incomplète ?
Oui. L'article R4235-48 du CSP (code de déontologie des pharmaciens) impose au pharmacien de s'assurer de la régularité de l'ordonnance avant toute délivrance. En cas de mentions manquantes (RPPS absent, date manquante, signature absente), il doit tenter de joindre le prescripteur pour rectification. Sans retour possible, il est en droit de refuser, sauf urgence médicale avérée justifiant la délivrance de la quantité minimale indispensable à la continuité des soins.
Quelles sanctions risque-t-on en cas de falsification d'ordonnance médicale ?
La falsification d'une ordonnance constitue un faux et usage de faux, réprimé par l'article 441-1 du Code pénal à hauteur de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Pour les ordonnances de stupéfiants, les sanctions sont aggravées : l'article L5441-1 du CSP prévoit jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. Le praticien victime d'une falsification à son insu doit déclarer l'incident à la CPAM et au Conseil de l'Ordre pour dégager sa responsabilité.
Sources officielles
Mis à jour le 2026-06-27
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