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Déclaration d'incident pharmacovigilance — Formulaire ANSM

Formulaire ANSM de déclaration d'effet indésirable médicamenteux. Obligatoire pour pharmaciens et médecins (Art. R5121-150 CSP).

Qui est légalement tenu de signaler un effet indésirable médicamenteux ?

Tout professionnel de santé — médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier — est légalement obligé de déclarer tout effet indésirable suspecté d'être lié à un médicament, en vertu de l'article R5121-150 du CSP. Les patients et associations de patients agréées ont une faculté de signalement depuis la loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011. Le titulaire de l'AMM du médicament concerné a, quant à lui, une obligation propre de déclaration dans les mêmes délais réglementaires auprès de l'ANSM.

Source : Légifrance — Art. R5121-150 et s. du Code de la santé publique (pharmacovigilance) · mise à jour 2026

À propos de ce formulaire

Le signalement d'un effet indésirable médicamenteux à l'ANSM est une obligation légale fondée sur l'article R5121-150 du Code de la santé publique, tel que modifié par le décret n°2012-1244 du 8 novembre 2012 transposant la directive 2010/84/UE modifiant la directive 2001/83/CE ; le règlement (UE) n°1235/2010, directement applicable, renforce parallèlement le système européen de pharmacovigilance. Ce dispositif concerne tout professionnel de santé ayant connaissance d'un effet indésirable suspecté d'être lié à un médicament ou à un produit de santé. Depuis la loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011, les patients et les associations de patients agréées peuvent également effectuer ce signalement. La déclaration s'effectue via le portail national signalement.social-sante.gouv.fr. Les délais varient selon la gravité : 7 jours calendaires pour les effets fatals ou mettant en jeu le pronostic vital, 15 jours pour les autres effets indésirables graves. Le non-respect de cette obligation engage la responsabilité déontologique du professionnel devant son ordre professionnel.

Exemple concret

Dr. Sophie Lemaire, médecin généraliste à Lyon (secteur 2, consultation à 30 €), suit une patiente de 67 ans traitée par amoxicilline 1 g × 3/j pour une angine bactérienne documentée. À J3 du traitement, la patiente développe un œdème de Quincke avec hypotension à 70/40 mmHg nécessitant une hospitalisation en urgence de 48 h (coût pris en charge AMO/AMC, reste à charge 0 € grâce à la mutuelle). Dr. Lemaire identifie un effet indésirable grave inattendu : délai réglementaire de 15 jours calendaires (art. R5121-151 CSP, hospitalisation). Elle se connecte à signalement.social-sante.gouv.fr dès le lendemain, joint le compte rendu des urgences et l'ordonnance initiale, et obtient le numéro de cas NAT-2026-XXXXX. Le CRPV Rhône-Alpes la contacte pour confirmer l'évolution favorable. Démarche entièrement dématérialisée, durée : 25 minutes, coût administratif : 0 €.

Comment remplir le formulaire

  1. Identifier la nature et la gravité de l'effet indésirable (grave/non grave, attendu/inattendu) et déterminer le délai applicable : 7 jours calendaires si effet fatal ou engageant le pronostic vital, 15 jours pour tout autre effet grave au sens de l'art. R5121-151 CSP.
  2. Rassembler les données nécessaires avant de saisir le formulaire : initiales, âge et sexe du patient, antécédents pertinents, dénomination commune internationale du médicament suspect, dosage, voie d'administration et dates précises de traitement, description chronologique de l'effet indésirable, liste des médicaments concomitants.
  3. Accéder au portail national signalement.social-sante.gouv.fr, créer ou se connecter à son espace professionnel sécurisé, puis sélectionner la rubrique « Signaler un effet indésirable d'un médicament » parmi les vigilances proposées.
  4. Compléter le formulaire en ligne en renseignant toutes les rubriques obligatoires ; joindre les pièces complémentaires disponibles (compte rendu d'hospitalisation, résultats biologiques, ordonnances) pour étayer le dossier et faciliter l'évaluation par le CRPV.
  5. Valider et soumettre la déclaration ; noter le numéro de cas attribué automatiquement par le portail ; conserver une copie du formulaire et répondre dans les meilleurs délais aux éventuelles demandes de complément formulées par le centre régional de pharmacovigilance ou l'ANSM.

Bon à savoir

  • Les effets fatals ou engageant le pronostic vital imposent un délai de 7 jours calendaires (art. R5121-151 CSP) ; les autres effets graves — dont hospitalisation et incapacité — exigent 15 jours. Déclarez même si le dossier est incomplet : un signalement partiel est recevable et complétable ultérieurement via votre espace professionnel. Le portail est gratuit et accessible 24h/24.
  • Conservez le numéro de cas attribué par le portail et une copie du formulaire soumis. Le CRPV peut solliciter des compléments dans les semaines suivant votre déclaration. Pour tout médicament sous surveillance renforcée (triangle noir ▼ sur la notice), l'art. R5121-153 CSP impose de déclarer tous les effets, y compris ceux déjà connus dans le RCP.
  • La déclaration est strictement confidentielle : données patient pseudonymisées (initiales, âge, sexe). Aucune poursuite ne peut être fondée sur un signalement de bonne foi, conformément aux principes du droit de la pharmacovigilance. Le portail est gratuit et aucune démarche administrative préalable n'est requise pour accéder au formulaire de signalement.

Questions fréquentes

Qui est légalement tenu de signaler un effet indésirable médicamenteux ?

Tout professionnel de santé — médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier — est légalement obligé de déclarer tout effet indésirable suspecté d'être lié à un médicament, en vertu de l'article R5121-150 du CSP. Les patients et associations de patients agréées ont une faculté de signalement depuis la loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011. Le titulaire de l'AMM du médicament concerné a, quant à lui, une obligation propre de déclaration dans les mêmes délais réglementaires auprès de l'ANSM.

Quels délais réglementaires s'appliquent au signalement ?

L'article R5121-151 du CSP fixe deux délais distincts : 7 jours calendaires pour les effets indésirables graves fatals ou mettant en jeu le pronostic vital (décès, risque vital immédiat) ; 15 jours calendaires pour tous les autres effets indésirables graves, notamment ceux entraînant une hospitalisation, une incapacité ou une malformation congénitale. Les effets non graves n'ont pas de délai légal mais doivent être transmis dès que possible. Ces délais courent à compter de la date de connaissance par le déclarant.

Comment accéder au portail de déclaration et le compléter ?

La déclaration s'effectue sur le portail national signalement.social-sante.gouv.fr, accessible 24h/24 et 7j/7. Ce portail unifié centralise toutes les vigilances sanitaires (pharmacovigilance, matériovigilance, nutrivigilance). La création d'un espace professionnel avec identifiant est recommandée pour le suivi du dossier et la réception des demandes de complément. En cas d'impossibilité d'accès au portail, la déclaration peut être adressée par courrier au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) territorialement compétent.

Quelles informations sont indispensables pour compléter le formulaire ?

Le formulaire requiert : les données du déclarant (nom, profession, coordonnées) ; les informations patient pseudonymisées (initiales, âge, sexe, poids) ; la description précise de l'effet indésirable (date de survenue, évolution, issue : guérison, séquelles, décès) ; le ou les médicaments suspects (dénomination commune internationale, dosage, voie d'administration, dates de début et fin de traitement) ; les médicaments concomitants ; et les antécédents pertinents. Un numéro de cas est attribué automatiquement pour le suivi du signalement.

Les médicaments génériques et biosimilaires sont-ils concernés par la pharmacovigilance ?

Oui, l'obligation s'applique sans distinction à tout médicament disposant d'une AMM, qu'il soit princeps, générique ou biosimilaire. Les biosimilaires font l'objet d'une pharmacovigilance renforcée conformément à l'article R5121-150 du CSP et aux lignes directrices EMA en vigueur sur la pharmacovigilance des médicaments biologiques. Pour les médicaments sous surveillance renforcée identifiés par le triangle noir inversé (▼) sur la notice, tout effet indésirable — même attendu — doit obligatoirement être signalé selon l'article R5121-153 du CSP.

Quelles sont les conséquences d'un défaut de signalement pour un professionnel de santé ?

Le défaut de signalement peut entraîner des poursuites disciplinaires devant l'ordre professionnel compétent (Conseil national de l'ordre des médecins ou des pharmaciens) sur le fondement du manquement aux obligations déontologiques. La responsabilité civile professionnelle du praticien peut également être engagée si le défaut de déclaration a contribué à un préjudice pour un tiers. L'ANSM dispose de pouvoirs d'inspection (art. L5313-1 CSP) et peut saisir les instances ordinales en cas de manquement constaté.

Mis à jour le 2026-06-27

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