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Livret d'accueil VTC — Information passager

Livret d'accueil destiné aux passagers VTC (informations chauffeur, tarifs, recours). Obligatoire selon décret VTC 2014-1725.

Quel contenu est obligatoire dans le livret d'accueil VTC ?

Conformément à l'article R. 3122-4 du Code des transports (décret n° 2014-1725 du 30 décembre 2014), le livret doit mentionner : nom et prénom du chauffeur, numéro de sa carte professionnelle VTC délivrée par le préfet de région, raison sociale et numéro SIRET de l'opérateur, immatriculation et description du véhicule, grille tarifaire détaillée (prise en charge, tarif kilométrique, suppléments), et coordonnées du médiateur de la consommation. Toute omission constitue une infraction passible de contravention immédiate lors d'un contrôle DREAL.

Source : Légifrance — Code des transports, Articles L. 3122-1 à L. 3122-9 et R. 3122-4 (VTC — obligations opérateurs) · mise à jour 2026

À propos de ce formulaire

Le livret d'accueil VTC est un document d'information obligatoire remis au passager avant toute prise en charge, en application de l'article R. 3122-4 du Code des transports, tel qu'introduit par le décret n° 2014-1725 du 30 décembre 2014 relatif au transport public particulier de personnes. Il récapitule les éléments essentiels garantissant la transparence de la prestation : identité et numéro de carte professionnelle du chauffeur, données de l'opérateur (raison sociale, SIRET), immatriculation du véhicule, grille tarifaire complète et procédures de recours en cas de litige. La loi n° 2016-1920 du 29 décembre 2016 (loi Grandguillaume) a renforcé l'obligation de communication préalable du prix total estimé avant la course. L'absence ou l'incomplétude du livret expose l'exploitant à une contravention de 4e classe (amende jusqu'à 750 €) et, en cas de manquement répété, à la suspension de l'autorisation d'exercer délivrée par le préfet de région. Ce document est également un outil de différenciation qualitative pour fidéliser une clientèle professionnelle.

Exemple concret

Karim Benali, chauffeur VTC indépendant (micro-entrepreneur, SIRET 823 456 789 00018) basé à Lyon, réalise en moyenne 25 courses par semaine pour un chiffre d'affaires mensuel de 3 800 €. Sa grille tarifaire indique : prise en charge 3,50 €, tarif kilométrique 1,90 €/km, supplément aéroport de Lyon-Saint Exupéry 9 €, heure d'attente 28 €. Il transmet automatiquement un livret numérique PDF par SMS à chaque confirmation de réservation. Lors d'un contrôle DREAL en avril 2026, l'agent assermenté constate l'absence des coordonnées du médiateur de la consommation dans la section recours. Karim écope d'une amende forfaitaire de 135 € (4e classe, paiement dans le délai de 45 jours) et reçoit une mise en demeure de mise en conformité sous 30 jours, qu'il respecte en actualisant son modèle PDF et en le redéployant dans son application de réservation.

Comment remplir le formulaire

  1. Collecter les informations du chauffeur : nom complet, numéro de carte professionnelle VTC délivrée par la préfecture de région (carte valable 5 ans, renouvelable), et copie de l'attestation de formation initiale ou continue.
  2. Renseigner les données de l'opérateur : raison sociale exacte, numéro SIRET à 14 chiffres, adresse du siège social, numéro d'enregistrement en préfecture, et coordonnées téléphoniques/email du service client.
  3. Compléter la fiche véhicule : numéro d'immatriculation, marque, modèle, couleur, catégorie (berline, van, premium), et mention de l'assurance responsabilité civile professionnelle tous risques en cours de validité.
  4. Etablir et intégrer la grille tarifaire exhaustive : montant de prise en charge (€), tarif kilométrique (€/km), tarif d'attente (€/heure), suppléments identifiés (aéroport, nuit après 22h, bagages volumineux), et modalités de paiement acceptées (carte, espèces, virement).
  5. Ajouter la section recours et médiation : coordonnées complètes du médiateur de la consommation agréé CECMC, lien vers la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges (RLL — https://ec.europa.eu/consumers/odr), et coordonnées de la DGCCRF pour les réclamations de consommation.

Bon à savoir

  • Ne jamais démarrer une course sans avoir remis ou transmis le livret au passager : l'absence constatée lors d'un contrôle DREAL constitue une contravention de 4e classe (amende jusqu'à 750 €, article R. 3124-9 du Code des transports) et peut déclencher une procédure de suspension de la carte professionnelle VTC auprès du préfet de région.
  • Ne pas omettre les coordonnées du médiateur de la consommation agréé : depuis l'ordonnance n° 2015-1033 du 20 août 2015 (transposition directive 2013/11/UE), cette mention est obligatoire sous peine d'amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique (article L.
  • Ne jamais modifier les tarifs après la confirmation de réservation sans accord écrit du passager : toute majoration non prévue dans la grille tarifaire remise constitue une pratique commerciale trompeuse au sens des articles L. 121-2 et L. 132-2 du Code de la consommation, passible jusqu'à 300 000 € d'amende et 2 ans d'emprisonnement (article L.

Questions fréquentes

Quel contenu est obligatoire dans le livret d'accueil VTC ?

Conformément à l'article R. 3122-4 du Code des transports (décret n° 2014-1725 du 30 décembre 2014), le livret doit mentionner : nom et prénom du chauffeur, numéro de sa carte professionnelle VTC délivrée par le préfet de région, raison sociale et numéro SIRET de l'opérateur, immatriculation et description du véhicule, grille tarifaire détaillée (prise en charge, tarif kilométrique, suppléments), et coordonnées du médiateur de la consommation. Toute omission constitue une infraction passible de contravention immédiate lors d'un contrôle DREAL.

Quand le livret doit-il être remis au passager ?

Le livret doit être mis à disposition avant le démarrage de la course, en cohérence avec l'obligation de transparence tarifaire préalable imposée par l'article L. 3122-3 du Code des transports. La réservation préalable étant elle-même obligatoire pour les VTC (article L. 3122-2), le livret peut être transmis lors de la confirmation de réservation, par email ou notification applicative. L'opérateur doit conserver la preuve horodatée de mise à disposition pour tout contrôle ultérieur de la DREAL ou de la DGCCRF.

Quelles sanctions s'appliquent en cas d'absence ou d'incomplétude du livret ?

L'absence du livret ou l'omission d'éléments obligatoires constitue une contravention de 4e classe : amende pouvant atteindre 750 € (article R. 3124-9 du Code des transports). En cas de récidive dans un délai d'un an (article 132-11 du Code pénal, délai applicable aux contraventions de 4e classe), la sanction peut être doublée. L'opérateur s'expose également à la suspension, voire au retrait, de son autorisation d'exercer délivrée par le préfet de région en application de l'article L. 3124-1. Un agent assermenté de la DREAL peut verbaliser lors d'un simple contrôle routier.

La grille tarifaire doit-elle obligatoirement figurer dans le livret ?

Oui. La grille tarifaire complète — prise en charge, tarif kilométrique, tarif horaire d'attente, et tous suppléments (aéroport, bagages, heures nocturnes) — doit y figurer. Depuis la loi Grandguillaume (n° 2016-1920 du 29 décembre 2016), le prix total estimé de la course doit être communiqué avant confirmation, le livret constituant le support de référence tarifaire. En Île-de-France, les dispositions complémentaires d'Île-de-France Mobilités (IDFM) peuvent fixer des modalités spécifiques applicables aux VTC opérant sur ce territoire.

Une version numérique du livret est-elle juridiquement valide ?

Oui. La réglementation n'impose pas de format papier. Un livret numérique — PDF transmis par email, page dédiée dans l'application de réservation, ou affichage sur tablette dans le véhicule — est pleinement valide à condition que le passager y accède avant le départ. L'opérateur doit néanmoins conserver la preuve de mise à disposition (horodatage de l'envoi, accusé de réception numérique) pour répondre à un éventuel contrôle de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) compétente.

Comment mentionner correctement le recours et la médiation dans le livret ?

Le livret doit indiquer les coordonnées du médiateur de la consommation agréé par la Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC), en application de l'article L. 612-1 du Code de la consommation. À défaut de médiateur sectoriel dédié, l'opérateur peut recourir au médiateur généraliste reconnu (ex. : Médiation Tourisme et Voyage). L'omission de cette mention expose à une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique (article L. 616-1 du Code de la consommation), distincte des contraventions du Code des transports.

Mis à jour le 2026-06-27

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