Convention de rupture conventionnelle individuelle (Cerfa
Modele d'aide au remplissage de la convention de rupture conventionnelle CDI (Cerfa 14598). Obligation d'homologation DREETS via TeleRC.
Qu'est-ce que la rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable d'un contrat à durée indéterminée (CDI), fondé sur le consentement mutuel de l'employeur et du salarié (articles L.1237-11 à L.1237-16 du Code du travail). Elle se distingue du licenciement et de la démission : le salarié perçoit une indemnité spécifique au moins égale à l'indemnité légale de licenciement et conserve, sous conditions d'affiliation, le droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE). La procédure est soumise à l'homologation de la DREETS, garantissant que l'accord est librement consenti par les deux parties.
Source : service-public.fr — Cerfa 14598 et téléservice TéléRC : demande d'homologation de rupture conventionnelle · mise à jour 2026
À propos de ce formulaire
Le Cerfa 14598 constitue le support officiel de la convention de rupture conventionnelle individuelle, procédure amiable permettant à un employeur et à un salarié en CDI de mettre fin à leur contrat d'un commun accord (articles L.1237-11 à L.1237-16 du Code du travail). Contrairement à la démission ou au licenciement, cette rupture est fondée sur l'accord mutuel des parties et protège le salarié via une indemnité minimale et l'accès à l'allocation chômage. La procédure comprend plusieurs étapes encadrées : entretien(s) préalable(s) au cours desquels chaque partie peut se faire assister, signature de la convention, délai de rétractation de 15 jours calendaires, puis dépôt de la demande d'homologation auprès de la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités). L'administration dispose ensuite de 15 jours ouvrables pour se prononcer ; l'absence de réponse dans ce délai vaut homologation tacite. La convention ne peut prendre effet qu'à partir du lendemain de l'homologation, ou à une date ultérieure librement choisie par les parties.
Exemple concret
Dupont & Fils, PME de 18 salariés (CA 3,1 M€), et son responsable commercial Marc Legrand, 8 ans d'ancienneté, salaire brut mensuel de 3 200 €, signent le Cerfa 14598 le vendredi 3 juillet 2026. L'indemnité légale minimale s'élève à 6 400 € (8 × 1/4 × 3 200 €) ; les parties conviennent d'une indemnité de 7 000 €. Le délai de rétractation de 15 jours calendaires court du 4 au 18 juillet 2026 (samedi). L'employeur dépose la demande sur TéléRC le dimanche 19 juillet ; la DREETS dispose jusqu'au mercredi 5 août 2026 (15 jours ouvrables, lundi au samedi, à compter du 20 juillet) pour statuer. À défaut de réponse, l'homologation est tacitement acquise et le contrat prend fin au plus tôt le lendemain, soit le jeudi 6 août 2026.
Comment remplir le formulaire
- Organisez au moins un entretien entre l'employeur et le salarié pour convenir librement des conditions de la rupture ; chaque partie peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel ou, en l'absence de représentants du personnel, par un conseiller du salarié.
- Renseignez l'identité des parties, l'ancienneté, la rémunération de référence et le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle, qui ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement calculée selon les art. R.1234-2 et R.1234-4 du Code du travail.
- Fixez la date de rupture du contrat, au plus tôt le lendemain de l'homologation par la DREETS (ou de l'autorisation de l'inspecteur du travail pour un salarié protégé) ; une date ultérieure peut être librement choisie par les parties.
- Respectez le délai de rétractation de 15 jours calendaires après la signature de la convention, durant lequel chaque partie peut revenir sur son accord par lettre recommandée avec accusé de réception, sans avoir à se justifier.
- Transmettez la demande d'homologation à la DREETS de préférence via le téléservice TéléRC dès l'expiration du délai de rétractation ; l'administration dispose de 15 jours ouvrables pour se prononcer, l'absence de réponse valant homologation tacite.
Bon à savoir
- L'indemnité spécifique (art. L.1237-13 C. trav.) ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté pour les 10 premières années, 1/3 au-delà (art. R.1234-2). La rémunération de référence est la plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois de salaire brut (art. R.1234-4).
- Une rupture conventionnelle homologuée ouvre droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE) sous conditions d'affiliation : avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois, ou 36 mois pour les salariés de 53 ans et plus. L'inscription auprès de France Travail est obligatoire dans les 12 mois suivant la rupture.
- L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu (art. 80 duodecies CGI) jusqu'au plus élevé entre l'indemnité légale de licenciement et 50 % de l'indemnité perçue (plafond : 6 PASS). Elle échappe également aux cotisations sociales dans la limite de 2 PASS si le salarié ne peut pas encore liquider sa retraite (art. L.242-1 CSS).
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable d'un contrat à durée indéterminée (CDI), fondé sur le consentement mutuel de l'employeur et du salarié (articles L.1237-11 à L.1237-16 du Code du travail). Elle se distingue du licenciement et de la démission : le salarié perçoit une indemnité spécifique au moins égale à l'indemnité légale de licenciement et conserve, sous conditions d'affiliation, le droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE). La procédure est soumise à l'homologation de la DREETS, garantissant que l'accord est librement consenti par les deux parties.
Quel est le délai de rétractation ?
Après la signature de la convention par les deux parties, chacune dispose d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires (art. L.1237-13 du Code du travail). Ce délai commence le lendemain de la date de la dernière signature. La rétractation s'exerce librement, sans justification, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception. La demande d'homologation ne peut être adressée à la DREETS qu'à l'issue de ce délai. Si une partie se rétracte dans le délai imparti, la convention est annulée et le contrat de travail se poursuit normalement.
Quel est le montant minimal de l'indemnité ?
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (art. L.1237-13 du Code du travail). Celle-ci est calculée sur la base de 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté pour les 10 premières années, et 1/3 de mois au-delà (art. R.1234-2). La rémunération de référence est la plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois de salaire brut (art. R.1234-4). Exemple : pour 8 ans d'ancienneté et 3 200 € bruts/mois, l'indemnité minimale s'élève à 6 400 € (8 × 1/4 × 3 200 €).
Qui homologue la convention ?
La DREETS est compétente pour homologuer la convention. Après réception de la demande via le téléservice TéléRC, elle dispose de 15 jours ouvrables pour vérifier la liberté de consentement des parties et le respect des conditions légales, notamment le montant de l'indemnité. À défaut de décision dans ce délai, l'homologation est réputée acquise (homologation tacite). En cas de refus motivé, les parties peuvent saisir le conseil de prud'hommes dans un délai de 12 mois à compter de la date du refus.
Quel est le traitement fiscal et social de l'indemnité de rupture conventionnelle ?
L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu (art. 80 duodecies du CGI) à hauteur du plus élevé entre l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement et 50 % de l'indemnité perçue, plafonné à 6 fois le PASS annuel. Sur le plan social, elle est exonérée de cotisations sociales et de CSG/CRDS dans la limite de 2 PASS, à condition que le salarié ne soit pas en droit de bénéficier d'une pension de retraite à la date de rupture (art. L.242-1 du CSS). Au-delà de ces seuils, les sommes sont soumises aux prélèvements de droit commun.
La rupture conventionnelle est-elle possible dans toutes les situations ?
La rupture conventionnelle ne peut pas être conclue pendant le congé maternité ni dans les quatre semaines suivant le retour au travail (art. L.1225-4 du Code du travail ; protection absolue : le consentement est irrecevable). En revanche, elle n'est pas formellement interdite pendant un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle — contrairement au licenciement (art. L.1226-9) — mais les juges l'annulent si l'état de santé du salarié a vicié son consentement libre (Cass. soc., 30 sept. 2014, n° 13-16.297). Elle ne s'applique pas aux CDD. Pour les salariés protégés (membres du CSE, délégués syndicaux, etc.), la convention doit être autorisée par l'inspecteur du travail et non simplement homologuée par la DREETS. Elle ne peut pas non plus être utilisée pour contourner un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dans le cadre d'un licenciement économique collectif.
Sources officielles
- service-public.fr — Cerfa 14598 et téléservice TéléRC : demande d'homologation de rupture conventionnelle — 2026-06-27
- service-public.fr — Rupture conventionnelle d'un salarié du secteur privé : procédure, indemnité et homologation — 2026-06-27
- Légifrance — Articles L.1237-11 à L.1237-16 du Code du travail (rupture conventionnelle individuelle) — 2026-06-27
Mis à jour le 2026-06-27
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