Certificat de travail + Recu solde de tout compte
Modele combinant le certificat de travail (article L1234-19 Code travail) et le recu pour solde de tout compte (article L1234-20) a remettre au salarie a la fin du
Quels documents l'employeur doit-il remettre à la fin du contrat de travail ?
Trois documents, remis le dernier jour de travail quel que soit le motif de rupture : le certificat de travail (art. L1234-19), le reçu pour solde de tout compte (art. L1234-20) et l'attestation employeur destinée à France Travail (transmise via la DSN ou l'espace employeur France Travail). Cette remise est due même si le salarié est dispensé de préavis.
Source : Service-public.fr — Certificat de travail (art. L1234-19 C. trav.) · mise à jour 2026
À propos de ce formulaire
À la fin de tout contrat de travail (CDI, CDD, rupture conventionnelle, licenciement ou démission), l'employeur remet au salarié, le dernier jour de travail, trois documents : le certificat de travail (article L1234-19 du Code du travail), le reçu pour solde de tout compte (article L1234-20) et l'attestation destinée à France Travail. Le certificat de travail est quérable : le salarié vient le chercher, l'employeur le tient à disposition à la date de fin du contrat. Le reçu pour solde de tout compte dresse l'inventaire des sommes versées et peut être dénoncé dans les 6 mois suivant sa signature ; au-delà, il a un effet libératoire pour les sommes qui y sont mentionnées.
Exemple concret
Une assistante commerciale en CDI quitte une PME le 30 novembre 2026 après son préavis. Le dernier jour, l'employeur lui remet : le certificat de travail (entrée le 01/03/2022, sortie le 30/11/2026, poste d'assistante commerciale, avec information sur la portabilité de la complémentaire santé), le reçu pour solde de tout compte détaillant 1 950 € de salaire de novembre et 820 € d'indemnité compensatrice de congés payés, et l'attestation France Travail. La salariée signe un exemplaire du reçu, daté du 30/11/2026 : elle dispose alors jusqu'au 30 mai 2027 pour le dénoncer par lettre recommandée si elle conteste un montant. Si elle ne dénonce pas le reçu mais conteste par la suite son solde de salaire, le délai de prescription applicable sera de 3 ans (art. L3245-1) ; pour contester la validité de son licenciement (si tel était le motif), ce serait 12 mois (art. L1235-7).
Comment remplir le formulaire
- Rassembler les informations : identités et adresses de l'employeur et du salarié, date d'entrée, date de sortie (fin de préavis effectué ou non), emplois occupés et périodes correspondantes.
- Rédiger le certificat de travail (art. L1234-19) avec les mentions obligatoires ; y ajouter l'information sur le droit à la portabilité de la complémentaire santé et de la prévoyance (art. L911-8 CSS), qui figure en pratique sur le certificat.
- Établir le reçu pour solde de tout compte en double exemplaire (art. L1234-20), avec l'inventaire détaillé et daté des sommes versées : dernier salaire, indemnité compensatrice de congés payés, indemnités de rupture, primes et heures supplémentaires éventuelles.
- Préparer l'attestation employeur destinée à France Travail, transmise via la DSN (signalement de fin de contrat) ou l'espace employeur France Travail.
- Remettre les trois documents au salarié le dernier jour de travail, lui faire dater et signer un exemplaire du reçu, et conserver ce double daté comme preuve.
Bon à savoir
- Le reçu pour solde de tout compte doit être daté et établi en double exemplaire ; une mention manuscrite « pour solde de tout compte » est recommandée par précaution. Un reçu non daté ne fait pas courir le délai de 6 mois et reste contestable selon la prescription de droit commun.
- Ne faites plus figurer de solde d'heures DIF : le DIF a été remplacé par le CPF, alimenté en euros et géré par la Caisse des Dépôts (moncompteformation.gouv.fr) ; aucune mention DIF n'a plus de valeur sur le certificat.
- Sanction à anticiper : l'absence de remise du certificat de travail expose à une amende de 750 € (contravention de 4e classe, jusqu'à 3 750 € pour une personne morale), sans préjudice des dommages-intérêts que peut accorder le conseil de prud'hommes en cas de préjudice démontré.
Questions fréquentes
Quels documents l'employeur doit-il remettre à la fin du contrat de travail ?
Trois documents, remis le dernier jour de travail quel que soit le motif de rupture : le certificat de travail (art. L1234-19), le reçu pour solde de tout compte (art. L1234-20) et l'attestation employeur destinée à France Travail (transmise via la DSN ou l'espace employeur France Travail). Cette remise est due même si le salarié est dispensé de préavis.
Que doit obligatoirement contenir le certificat de travail ?
L'identité et l'adresse de l'employeur et du salarié, la date d'entrée et la date de sortie (fin du contrat, préavis inclus), la nature des emplois occupés et les périodes correspondantes, le lieu et la date de délivrance (art. L1234-19 C. trav.). Par ailleurs, l'employeur est tenu d'informer le salarié de son droit à la portabilité des garanties de complémentaire santé et de prévoyance (art. L911-8 du Code de la sécurité sociale) ; cette information figure en pratique sur le certificat de travail. La mention des heures de DIF a disparu : le DIF a été remplacé par le CPF, géré en euros par la Caisse des Dépôts sur moncompteformation.gouv.fr.
Le salarié est-il obligé de signer le reçu pour solde de tout compte ?
Non. La signature n'est pas obligatoire : elle vaut simple reçu des sommes listées, pas renonciation à d'éventuelles créances. S'il signe, le salarié peut dénoncer le reçu dans les 6 mois. S'il ne signe pas ou si le reçu n'est pas daté, ce délai de 6 mois ne court pas et la contestation reste possible selon les délais de prescription de droit commun.
Quel est le délai pour contester un reçu pour solde de tout compte signé ?
6 mois à compter de la signature, par lettre recommandée avec accusé de réception précisant les sommes contestées (art. L1234-20). Passé ce délai, le reçu devient libératoire pour les sommes qui y figurent. Une fois le reçu valablement dénoncé, les prescriptions de droit commun s'appliquent selon la nature de la demande : 12 mois pour contester la régularité ou la validité d'un licenciement (art. L1235-7) ou d'une rupture conventionnelle (art. L1237-19-8) ; 2 ans pour toute autre action portant sur l'exécution ou la rupture du contrat de travail selon la prescription générale (art. L1471-1) ; 3 ans pour les créances de salaires (art. L3245-1).
Que risque l'employeur qui ne remet pas le certificat de travail ?
Le défaut de remise du certificat de travail constitue une contravention de 4e classe, punie d'une amende de 750 € pour une personne physique (jusqu'à 3 750 € pour une personne morale). Le salarié peut en outre saisir le conseil de prud'hommes et obtenir des dommages-intérêts s'il justifie d'un préjudice (par exemple l'impossibilité de retrouver un emploi).
Le certificat de travail est-il quérable ou portable ?
Il est quérable : l'employeur n'a pas à l'envoyer, il doit le tenir à la disposition du salarié dans l'entreprise à la date de fin du contrat. En pratique, il est prudent d'informer le salarié par écrit (courriel ou courrier) que le document est disponible, afin de prouver qu'il a bien été mis à disposition à temps.
Sources officielles
- Service-public.fr — Certificat de travail (art. L1234-19 C. trav.) — 2026-06-26
- Service-public.fr — Solde de tout compte : dénonciation dans les 6 mois (art. L1234-20 C. trav.) — 2026-06-26
- Légifrance — Code du travail, art. L1234-20 (reçu pour solde de tout compte) — vérifier l'identifiant LEGIARTI directement sur legifrance.gouv.fr — 2026-06-26
Mis à jour le 2026-06-26
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