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SCI à l'IS ou à l'IR : comparateur sur toute la durée de détention

À l'impôt sur le revenu, les loyers sont imposés chez les associés en revenus fonciers sans aucun amortissement, mais la plus-value de revente bénéficie des abattements pour durée de détention ; à l'impôt sur les sociétés, l'amortissement du bâti allège les loyers chaque année mais réduit d'autant la valeur nette comptable, donc majore la plus-value de cession — le régime retenu est celui dont le coût fiscal total sur la période est le plus faible.

Règles 2026 — vérifié le 4 septembre 2026Gratuit, sans compte

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Sources et hypothèses

Hypothèses du calcul

  • Le calcul porte sur une SCI de location NUE, non professionnelle, dont les associés sont des personnes physiques résidentes fiscales françaises et détiennent la totalité des parts. Du côté de l'impôt sur le revenu, le micro-foncier n'est ouvert à un associé de SCI que s'il est aussi propriétaire d'au moins un immeuble donné en location nue : le calcul le suppose. Un associé qui ne détient que des parts relève du régime réel, et l'impôt sur les loyers de la colonne « impôt sur le revenu » peut alors être plus élevé. Les loyers, les charges et la tranche marginale sont supposés constants sur toute la durée de détention, et la revente porte sur le bien lui-même, non sur les parts de la société.
  • À l'impôt sur les sociétés, le coût fiscal calculé s'arrête à la société : la distribution du bénéfice et du produit de cession aux associés, imposée entre leurs mains, n'est pas modélisée. Le comparatif est donc structurellement favorable à l'impôt sur les sociétés tant que les associés laissent les fonds dans la SCI.
  • Les conditions du taux réduit d'impôt sur les sociétés (capital entièrement libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, chiffre d'affaires sous le plafond) sont supposées remplies. La plus-value de cession entre dans le résultat de l'exercice de cession : la tranche à taux réduit s'applique au bénéfice total de cet exercice, résultat locatif compris, et le surplus est imposé au taux normal.
  • L'amortissement est linéaire, sur une seule composante, à la part et à la durée saisies. L'amortissement par composants (structure, toiture, installations), les travaux immobilisés en cours de détention et les frais d'acquisition activés ne sont pas modélisés.
  • Du côté de l'impôt sur le revenu, la plus-value est calculée sur le prix d'acquisition saisi : les forfaits du régime des particuliers (frais d'acquisition, travaux au-delà de cinq ans de détention) ne sont pas appliqués. Les retenir réduirait l'impôt de cession de la colonne « impôt sur le revenu ».
  • La taxe supplémentaire sur les plus-values immobilières élevées des particuliers n'est pas calculée, non plus que les exonérations spéciales (résidence principale, première cession, durée de détention particulière).
  • À l'impôt sur les sociétés, les déficits sont reportés sans limite de durée et imputés d'abord sur les exercices bénéficiaires, puis sur la plus-value de cession ; le plafonnement annuel d'imputation des déficits reportables n'est pas modélisé, et un déficit qui subsisterait après la cession est perdu dans le calcul.
  • L'impôt sur le revenu des associés est estimé au taux marginal saisi, supposé constant : ni le changement de tranche que les loyers peuvent provoquer, ni la décote, ni le plafonnement du quotient familial ne sont modélisés.
  • Ne sont pas chiffrés : la contribution annuelle sur les revenus locatifs due par les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, les droits d'enregistrement de l'acquisition, l'impôt sur la fortune immobilière, les frais de comptabilité qu'impose la tenue d'une comptabilité commerciale, et le financement du bien.

Pour aller plus loin

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