Dossier prévisionnel sur trois ans : compte de résultat et plan de financement
Saisissez votre activité, vos investissements, vos apports et votre emprunt : le calculateur établit le compte de résultat des trois années, en reporte la capacité d'autofinancement et le capital remboursé dans le plan de financement, et dit si le projet est financé année après année.
Règles 2026 — vérifié le 4 septembre 2026Gratuit, sans compte
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Sources et hypothèses
- legifrance.gouv.fr — CGI art. 209, I : plafond de base d'imputation du déficit reportable en avant (1 000 000 €) — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une charge de l'exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice dans la limite d'un montant de 1 000 000 € majoré de 50 % du montant correspondant au bénéfice imposable dudit exercice excédant ce premier montant. »
- bofip.impots.gouv.fr — BOI-IS-DEF-10-30 § 10 : majoration du plafond d'imputation de 50 % de la fraction du bénéfice excédant 1 000 000 € — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « l'imputation de déficits antérieurs sur le bénéfice constaté au titre d'un exercice est limitée à hauteur d'un plafond égal à 1 000 000 € majoré d'un montant de 50 % du bénéfice imposable de l'exercice excédant cette première limite. »
- legifrance.gouv.fr — CGI art. 220 quinquies, I : plafond du report en arrière (1 000 000 €) — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « dans la limite du montant le plus faible entre le bénéfice déclaré au titre de l'exercice précédent et un montant de 1 000 000 € »
- legifrance.gouv.fr — CGI art. 220 quinquies, I : délai au terme duquel la créance de carry-back est remboursée — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « La créance est remboursée au terme des cinq années suivant celle de la clôture de l'exercice au titre duquel l'option visée au premier alinéa a été exercée »
- service-public.gouv.fr — Impôt sur les sociétés : taux (CGI art. 219) — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « Une entreprise soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) est imposée au taux normal de 25 % »
- service-public.gouv.fr — Taux réduit PME (CGI art. 219, I-b) — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « un taux réduit fixé à 15 % peut s'appliquer pour la part des bénéfices allant jusqu'à 42 500 € »
- service-public.gouv.fr — Plafond de bénéfice au taux réduit : 42 500 € — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « un taux réduit fixé à 15 % peut s'appliquer pour la part des bénéfices allant jusqu'à 42 500 € »
- service-public.gouv.fr — Plafond de CA PME : 10 000 000 € — millésime 2026, vérifié le 4 septembre 2026
Extrait de la source : « Chiffre d'affaires inférieur ou égal à 10 000 000 € au cours de l'exercice comptable »
Hypothèses du calcul
- Ce dossier n'ajoute aucun calcul : il enchaîne le compte de résultat prévisionnel et le plan de financement d'ActioFin. La capacité d'autofinancement portée en ressource est celle du compte de résultat — après intérêts et impôt, avant toute distribution, nette de la subvention d'investissement (la quote-part reprise au résultat y entre au résultat avant impôt, puis est retranchée de la capacité d'autofinancement) — et le capital remboursé porté en besoin est celui du tableau d'amortissement de l'emprunt. Pour une société, les doubles comptes qu'un report à la main rend possibles (capital, dividendes, subvention) ne peuvent donc pas se produire. Un seul emprunt se saisit, souscrit au démarrage : il est une ressource de la première année, et il n'y est porté que si sa durée est renseignée.
- À l'impôt sur le revenu, la rémunération de l'exploitant n'est pas une charge du compte de résultat : ses prélèvements se portent en distributions, dans les besoins du plan de financement — « dans le calcul de la CAF (capacité d'autofinancement), les prélèvements de l'exploitant ne sont pas défalqués, il est donc impératif de corriger la CAF en indiquant le montant de ces prélèvements annuels dans la partie besoins » (https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/previsions-financieres-business-plan/previsions-financieres/plan-financement-a-3-ans, source secondaire, lue le 2026-09-26). Si vous l'avez aussi saisie en charges de personnel, elle est retranchée deux fois.
- Le tableau suit la fiche officielle du prévisionnel de création : « Il s'agit d'un tableau où vous inscrivez vos charges (dépenses) et vos produits (recettes). […] Si vos produits sont plus élevés que vos charges, votre résultat est un bénéfice, sinon c'est une perte. » (entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F35958, étape n° 1). La même fiche définit la capacité d'autofinancement comme « votre résultat (= vos produits moins vos charges) + les dotations aux amortissements » ; le calculateur y prend le résultat APRÈS impôt.
- L'impôt sur les sociétés n'est pas recalculé ici : il est demandé au calculateur d'impôt sur les sociétés, taux réduit PME compris, après imputation du déficit des années précédentes par le calculateur de report des déficits. Une entreprise à l'impôt sur le revenu ne paie aucun impôt à son niveau : son résultat est imposé au nom de l'exploitant, et le calculateur ne l'invente pas.
- À l'impôt sur le revenu, l'entreprise ne paie aucun impôt à son niveau : son résultat est imposé au nom de l'exploitant, avec les autres revenus de son foyer, ce que le dossier ne calcule pas. Le résultat net affiché est donc le résultat avant impôt, et le compte de résultat ne porte aucune ligne d'impôt sur les sociétés.
- Le barème de l'impôt sur les sociétés appliqué aux trois années est celui en vigueur aujourd'hui. Un changement de taux voté pour les années suivantes n'est pas anticipé.
- Comme le calculateur d'impôt sur les sociétés qu'il appelle, chaque année est traitée comme un exercice de douze mois — un premier exercice plus court ou plus long n'est pas proratisé —, et les contributions additionnelles et exceptionnelles à l'impôt sur les sociétés ne sont pas comptées.
- L'impôt est calculé sur le résultat avant impôt que produit ce tableau, pris pour le résultat FISCAL : le calculateur d'impôt appelé suppose un « résultat fiscal déjà déterminé ». Le résultat fiscal réel peut en différer — charges non déductibles, réintégrations, déductions particulières — et l'impôt avec lui.
- Seuls les intérêts de l'emprunt sont une charge du compte de résultat ; le capital remboursé est affiché à part, pour le plan de financement. La fiche officielle écrit que « les charges financières sont les remboursements d'emprunts » : porter l'échéance entière en charge compterait le capital deux fois, une fois dans le résultat et une fois dans le plan de financement.
- L'emprunt est remboursé par mensualités constantes, calculées au taux nominal annuel divisé par douze : la première tombe le premier mois de l'année 1, et chaque année en compte douze. Ne sont modélisés ni un différé d'amortissement ou de remboursement, ni un remboursement du capital par parts égales, ni un emprunt débloqué en cours d'année, ni l'assurance et les frais de dossier. Si votre offre de prêt prévoit l'un d'eux, les intérêts, le capital remboursé et la comparaison entre capacité d'autofinancement et capital à rembourser diffèrent de ceux affichés : reportez-vous au tableau d'amortissement de l'offre.
- La couverture de l'annuité rapporte la capacité d'autofinancement de l'année à l'annuité de l'emprunt — intérêts et capital remboursé —, au centième : à 1, la capacité d'autofinancement de l'année paie tout juste l'échéance ; en dessous, une autre ressource doit la compléter. À l'impôt sur le revenu, cette capacité d'autofinancement est calculée avant les prélèvements de l'exploitant, qui vivent aussi sur elle : lisez la couverture en regard des distributions du plan de financement.
- Une subvention d'investissement est imposable. Sans option, l'entreprise doit « comprendre les sommes concernées dans les résultats de l’exercice en cours à la date de leur attribution » (§ 20) : saisissez alors toute la subvention l'année de son attribution. L'option pour l'étalement (article 42 septies du CGI) vaut pour les « subventions d'équipement versées par l'Union européenne ou les organismes créés par ses institutions, l'État, les collectivités publiques ou tout organisme public » (§ 30) — et, dans des cas particuliers que le calculateur ne détaille pas, pour celles des groupements professionnels agréés et les sommes liées aux certificats d'économies d'énergie (§ 1) ; le régime d'étalement « est réservé aux sommes affectées à la création, l'acquisition ou le financement de biens d'équipement » (§ 50). Sur option, le rythme dépend du bien financé : pour un bien amortissable, ces subventions « peuvent être imposées au même rythme que l'amortissement de l'investissement », chaque année à proportion de la dotation aux amortissements du bien (§ 100) ; pour un bien non amortissable, elles « sont rapportées, par fractions égales, aux résultats des années pendant lesquelles cette immobilisation est inaliénable » ou, à défaut de clause d'inaliénabilité, des dix années suivant celle de l'attribution (§ 110) ; pour un bien financé par crédit-bail, par parts égales sur les exercices couverts par le contrat (§ 120) (bofip.impots.gouv.fr, BOI-BIC-PDSTK-10-30-10-20, lu le 2026-09-26). Saisissez la quote-part de CHAQUE année : à la différence des autres postes, une année 2 ou 3 laissée vide compte zéro et ne reprend pas l'année précédente — une subvention imposée en totalité ne l'est qu'une fois ; un avertissement le signale quand la reconduction aurait donné un autre montant. Cette quote-part augmente le résultat avant impôt : à l'impôt sur les sociétés, elle entre donc dans l'impôt et dans le déficit reportable ; à l'impôt sur le revenu, dans le résultat imposé au nom de l'exploitant, que le calculateur ne taxe pas. Elle est en revanche retranchée de la capacité d'autofinancement : c'est un produit calculé, non encaissé dans l'année, et la subvention encaissée se porte sur sa propre ligne du plan de financement — la laisser dans la capacité d'autofinancement la compterait deux fois. La fiche officielle, qui définit la capacité d'autofinancement comme le résultat augmenté des dotations, ne traite pas ce cas : c'est une convention du calculateur.
- Une année 2 ou 3 laissée vide reprend les montants de l'année précédente : c'est une activité stable, pas une activité nulle. Saisissez zéro pour une charge qui disparaît. Seule exception : la quote-part de subvention d'investissement reprise au résultat, qui compte zéro quand elle est laissée vide.
- Tous les montants sont hors taxes : la TVA collectée n'est pas un produit et la TVA déductible n'est pas une charge.
- L'horizon est de trois ans, parce que c'est ce que demande le prévisionnel officiel (« Vous devez remplir les prévisions sur les 3 années à venir »). Une quatrième ou une cinquième année ne sont pas saisissables.
- Le besoin en fonds de roulement se saisit comme un MONTANT en fin d'année — stocks, plus créances clients, moins dettes fournisseurs —, et le calculateur n'en porte au tableau que l'ACCROISSEMENT : « Ne prendre en compte que les éléments nouveaux », « indiquer l'accroissement du BFR (besoin en fonds de roulement) provoqué par une augmentation du volume d'activité » (https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/previsions-financieres-business-plan/previsions-financieres/plan-financement-a-3-ans, « Le plan de financement à 3 ans », lu le 2026-09-26). Un besoin stable n'est donc financé qu'une fois, la première année ; s'il baisse, la baisse libère une ressource. Une année 2 ou 3 laissée vide reprend le montant de l'année précédente ; un zéro saisi est un vrai zéro. Le besoin de DÉPART compte zéro s'il n'est pas saisi : c'est le cas d'une création. Pour une entreprise existante, saisissez celui du dernier bilan, au début de l'année 1 : il est déjà financé, et seul son accroissement au-delà devient un besoin de l'année 1. Le montant peut être négatif quand les dettes fournisseurs dépassent stocks et créances (clients payés comptant, fournisseurs à terme) : saisissez-le alors en négatif ; sa constitution dégage une ressource, portée en besoin négatif.
- Ce tableau ne dit pas à quel moment l'argent manque dans le mois : il raisonne sur l'année entière. Le mois où le compte passe en négatif se lit sur le plan de trésorerie, qui est le quatrième tableau du prévisionnel. Un plan dont le cumul tombe exactement à zéro n'est pas signalé comme insuffisant, alors que la fiche officielle range l'égalité du côté des difficultés de trésorerie (« Sinon votre entreprise aura des difficultés de trésorerie ») : sans marge, le moindre écart le fait basculer.
- La subvention d'investissement se saisit deux fois, à deux titres différents : la somme encaissée, en ressource du plan de financement, et la quote-part reprise chaque année au résultat, dans le compte de résultat, où elle entre au résultat avant impôt — la base de l'impôt sur les sociétés, ou, à l'impôt sur le revenu, du résultat imposé au nom de l'exploitant, que le dossier ne taxe pas. La capacité d'autofinancement reportée au plan en est NETTE : la quote-part y est retranchée, si bien que la subvention n'est comptée qu'une fois en ressource. Le dossier ne calcule pas l'étalement lui-même. L'option n'est ouverte, pour l'essentiel, qu'aux subventions d'équipement publiques affectées à des biens d'équipement, et son rythme dépend du seul bien subventionné : son amortissement s'il est amortissable (§ 100), des fractions égales sur la durée d'inaliénabilité ou dix ans s'il ne l'est pas (§ 110), la durée du contrat s'il est financé par crédit-bail (§ 120) (bofip.impots.gouv.fr, BOI-BIC-PDSTK-10-30-10-20, lu le 2026-09-26) — ce que les dotations et investissements saisis, tous biens confondus, ne désignent pas ; et le choix entre l'imposition en totalité l'année d'attribution et l'étalement appartient à l'entreprise. Une subvention saisie sans aucune quote-part reprise, ou des quote-parts qui la dépassent, appellent une mise en garde.
- Le point mort est le chiffre d'affaires de l'année au seuil de rentabilité, calculé selon la méthode de la fiche officielle : « Déterminer le seuil de rentabilité : charges fixes / taux de marge sur coûts variables » (entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F38186, lue le 2026-09-26). Le dossier range en charges fixes les charges externes, les impôts et taxes, les charges de personnel, les dotations aux amortissements et les intérêts de l'emprunt ; en charges variables, celles que vous avez saisies comme telles. La quote-part de subvention reprise au résultat n'y entre pas. Une année dont la marge sur coûts variables est nulle ou négative n'a pas de point mort : aucun chiffre d'affaires ne couvre alors les charges fixes. À l'impôt sur le revenu, la rémunération de l'exploitant n'étant pas une charge, le point mort ne la couvre pas.
- Les capitaux propres de fin d'année sont ceux que le dossier peut reconstituer à partir de vos saisies : apports en capital, plus les résultats nets, plus les subventions d'investissement encaissées et pas encore reprises au résultat, moins les distributions, cumulés depuis l'année 1. La fiche officielle range les subventions d'investissement parmi les capitaux propres, avec le capital social, les réserves, le report à nouveau, les primes d'émission, le résultat de l'exercice et les provisions réglementées (entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F24024, lue le 2026-09-26) ; les apports en compte courant n'y figurent pas. Le dossier part d'une création : ni réserves, ni report à nouveau, ni primes d'émission antérieurs à l'année 1. Pour une société à l'impôt sur les sociétés, le capital social retenu pour la comparaison à sa moitié est la somme des apports en capital saisis ; à l'impôt sur le revenu, aucune comparaison n'est faite.
- Ne sont modélisés ni les subventions d'exploitation et produits exceptionnels (la subvention d'INVESTISSEMENT a sa ligne dans le plan de financement, et sa quote-part reprise au résultat la sienne dans le compte de résultat), ni les cotisations sociales de l'exploitant individuel (à saisir en charges de personnel si vous les connaissez), ni le report en arrière d'un déficit, ni une variation de stock distincte des achats consommés, ni les cessions d'immobilisations, ni un emprunt souscrit en deuxième ou troisième année.
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