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Essai gratuit

Micro-entreprise vs régime réel — comparatif 2026

Le choix qui pèse le plus sur l'impôt et les cotisations d'un indépendant. Huit critères factuels, un repère de bascule chiffrable, et les profils types pour se situer.

Droit français uniquement · Vérifié 2026-06

CritèreMicro-entrepriseRégime réel (EI)
Base imposableCA après abattement forfaitaire (71 % vente · 50 % services BIC · 34 % BNC)Bénéfice réel : recettes − charges réelles
Charges déductiblesAucune — couvertes forfaitairement par l'abattementToutes les charges justifiées + amortissements
Cotisations sociales≈ 12,3 % (vente) · 21,2 % (services BIC) · 23,2 % à 26,1 % (BNC, selon caisse) du CA≈ 35 à 50 % du bénéfice selon les tranches (TNS) ; libéraux Cipav : barème distinct
TVAFranchise en base par défaut sous les seuils ; option TVA possibleRégime réel de TVA par défaut ; franchise en base possible sous seuils
Plafonds de CA (2026)203 100 € (vente) / 83 600 € (services & BNC)Aucun
Obligations comptablesLivre des recettes (+ registre des achats en vente)Comptabilité d'engagement ou de trésorerie, bilan annuel
DéficitsJamais de déficit possible (abattement forfaitaire)Déficit imputable selon le régime (revenu global ou reports)
Changement de régimeSortie du régime après dépassement des plafonds deux années consécutivesOption possible pour le réel ; retour en micro sous conditions de seuils

Le repère qui décide

Comparez vos charges réelles à l'abattement forfaitaire de votre activité (71 % vente, 50 % services BIC, 34 % BNC). Si vos charges dépassent durablement l'abattement, le régime réel devient généralement plus avantageux — chiffrez votre cas avec nos calculateurs avant de trancher.

Quel régime selon votre profil ?

Charges faibles (prestation intellectuelle)

Consultant, développeur, formateur avec peu de frais : l'abattement de 34-50 % dépasse souvent les charges réelles — la micro reste imbattable en simplicité et en coût.

Charges lourdes (achat-revente, matériaux)

Artisan ou e-commerçant dont les achats et la sous-traitance dépassent l'abattement : le réel réduit la base imposable et les cotisations — calcul à refaire chaque année.

Investissements à amortir

Véhicule utilitaire, machines, matériel informatique : seul le réel permet d'amortir les investissements et de récupérer la TVA déductible.

Croissance vers les plafonds

À l'approche des 203 100 € / 83 600 €, anticipez la sortie de micro : choix du régime réel, TVA et organisation comptable se préparent avant la bascule, pas après.

Questions fréquentes

À partir de quand le réel devient-il plus intéressant ?

Dès que vos charges réelles (achats, sous-traitance, loyer, amortissements) dépassent durablement l'abattement forfaitaire de votre catégorie. Exemple : en BNC (abattement 34 %), un indépendant qui supporte 40 % de charges réelles a intérêt à étudier le réel — avant même l'effet TVA et cotisations.

Peut-on revenir en micro après être passé au réel ?

Oui, à condition de repasser sous les plafonds et de renoncer à l'option pour le réel dans les délais légaux : l'option se reconduit tacitement chaque année. Le retour prend effet au 1er janvier suivant.

Le versement libératoire vaut-il le coup en micro ?

Il remplace l'IR progressif par un prélèvement fixe sur le CA (1 % vente · 1,7 % services BIC · 2,2 % BNC), sous condition de revenu fiscal de référence. Intéressant si votre taux moyen d'imposition dépasse ce prélèvement ; pénalisant si vous n'êtes pas ou peu imposable.

Le régime réel impose-t-il un expert-comptable ?

Non, aucun texte ne l'impose. En pratique, bilan, liasse fiscale et déclarations de TVA justifient souvent un accompagnement — comparez les offres dans notre comparatif des experts-comptables en ligne.

Information pédagogique indicative (droit français, vérifiée 2026-06) — ni conseil fiscal personnalisé, ni recommandation. Les seuils et taux évoluent à chaque loi de finances : vérifiez les sources officielles ci-dessous avant toute décision.

Sources officielles